Lancement du livre « L’école du magasin, Parlons Pratiques » à l’ESAD

rendez-vous le jeudi 29 janvier 2026 de 17h30 à 19h, à l’ESAD Grenoble, pour un moment de conversation autour du tout nouvel ouvrage L’École du Magasin. Parlons Pratiques, paru à l’automne dernier aux éditions du Magasin CNAC.

Parlons Pratiques ouvre une réflexion collective sur le potentiel de renouvellement d’un programme de formation curatoriale, tel que celui de l’École du Magasin inauguré en 1987, réunissant pour ce faire les voix situées de commissaires d’exposition, médiateur·rices, enseignant·es, militantes, artistes et agroécologistes qui s’investissent dans la création et le maintien de centres d’art, d’initiatives pédagogiques, de résidences d’artistes ou d’espaces collectifs de rencontre et de production.

Au fil de conversations, d’entretiens et de textes écrits spécifiquement pour cette publication ou republiés pour l’occasion, l’idée est de faire dialoguer des pratiques partageant des préoccupations similaires, qui se manifestent au travers de méthodes et de formes diversifiées, et ce, dans des contextes aussi éloignés que parfois perçus comme opposés. 

Parlons Pratiques s’inscrit ainsi dans la perspective de donner la parole là où des pratiques prennent forme par le faire : autant de réflexions sur ce que pourrait être l’École du Magasin aujourd’hui – un espace d’attention, de transmission et aussi de positionnement vis-à-vis des enjeux contemporains. 

Le livre est le fruit d’une collaboration avec Anna Colin, initié en 2022, dans le cadre de la réouverture du Magasin CNAC et de la programmation de Céline Kopp. 

Textes de Mikaela Assolent, Teesa Bahana, Lucie Camous, Anna Colin, Marie de Gaulejac, Fernando García-Dory, Hugo Hopping, Valérie John, Céline Kopp, Marine Lang, Laurence Perrillat, Cindy Sissokho, et Marion Wintrebert.

Exposition Géo-Charles, une histoire échirolloise

Géo-Charles, une histoire échirolloise
Exposition du 24 janvier au 26 juillet 2026
Vernissage le 23 janvier 2026

Le musée Géo-Charles présente une plongée inédite dans sa collection

Le 23 janvier 2026, le Musée Géo-Charles inaugure sa nouvelle exposition : Géo-Charles, une histoire échirolloise, une présentation de la collection Géo-Charles, proposée et organisée par Le Tracé et la ville d’Échirolles. À travers une sélection d’œuvres majeures, l’exposition invite le public à redécouvrir la figure de Géo-Charles, écrivain, poète et témoin actif du XXᵉ siècle, tout en mettant en lumière son lien profond avec la ville d’Échirolles.

Cette exposition offre une traversée sensible des œuvres, archives et objets témoignant de la richesse littéraire, artistique et humaine de Géo-Charles. Elle révèle également l’importance de son héritage dans la construction de l’identité culturelle échirolloise.

Trois étapes structurantes de la collection sont ainsi présentées :
– Les œuvres collectées par le service sport-culture (1981-1986)
– La donation Géo-Charles (1982)
– Les acquisitions d’art contemporain autour de la thématique du sport et du corps (depuis 2000)

Une ouverture festive : concert swing et poésie slamée
Le vernissage du vendredi 23 janvier sera marqué par une soirée rassemblant création artistique et convivialité :
• Visite guidée par le commissaire de l’exposition à 17 heures (presse et élu‧e‧s)
• Inauguration et prise de parole à 18 heures
• Un concert de swing pour ouvrir l’événement avec énergie
• Une restitution de poésie slamée par l’artiste M. Ferkous, inspirée de l’univers de Géo-Charles et de sa modernité littéraire.

Exposition Alain Quercia à l’espace Vallès

Démasque
Exposition du 24 janvier au 28 février 2026
Vernissage le samedi 24 janvier à 18 h

“En 2006, une performance de six mois sur son corps prit la forme d’une seule question : « Peut-on voir le monde autrement… avec sa peau ? ». Depuis, Alain Quercia n’a de cesse de questionner le liminaire et la notion de frontière dans ses projets. C’est sa façon de remettre en question la manière dont nous percevons le monde, de mettre à la bonne distance les préjugés que l’on nous inculque et qui font système.
Dans l’installation OPERA en 2023, il va utiliser la forme plastique, récipiendaire des symboles puissants d’une culture occidentale à l’oeuvre depuis des millénaires, pour mettre en jeu la frontière inframince et toujours actuelle entre les notions de sacré et de profane.

Le parcours artistique d’Alain Quercia est marqué par de nombreuses expositions en Europe et de nombreux échanges et collaborations dans le milieu du spectacle vivant.
Aujourd’hui, il ne peut envisager le travail du plasticien que comme un évènement collectif transdisciplinaire… mettre à l’œuvre un groupe de femmes et d’hommes capables de capter les sons et les mouvements de ce monde pour les aligner afin qu’un regardeur puisse saisir encore mieux la réalité dans laquelle il est immergé.

En 2024, resté trois mois en résidence au Japon, il a pris soin de se rapprocher de certaines institutions sur place et prépare, pour 2026 avec deux autres artistes (Maryvonne Arnaud et Philippe Mouillon) une exposition dans la province de Fukushima, qui aura pour thème le sol, sel de notre planète, qui contient l’Humus sans lequel aucune nourriture ne pourrait croître, racine du mot Humanité qui devrait de manière évidente déterminer notre engagement et notre part de responsabilité en tant qu’Humain.”
https://www.alainquercia.com

Samedi 24 janvier
• 18h vernissage
• 18h30 performance – spectacle avec le collectif Opéra
Bertille Puissat, chanteuse lyrique / Akiko Kajihara, chorégraphe / Anaïs Escot, auteure / Marcel Morize, comédien / Sergio Zamparo, flutiste / Denis Vedelago,scénographe / Manuel Bernard, éclairologue / Clément Burlet-Parendel, technicien
Durée 45 minutes / Entrée libre dans la limite des places disponibles

Jeudi 29 janvier
• 19h00 Conférence de Fabrice Nesta « Mise en scène et théâtralité de l’art »

Exposition Anne-Laure H-Blanc au Vog

Exposition Traversée[s]
Anne-Laure H-Blanc

Exposition du 7 février au 28 mars 2026
Vernissage samedi 7 février à 16 h

Anne-Laure H-Blanc est une artiste française basée près de Grenoble. Enracinée dans la nature, sa pratique explore une relation immersive et sensible avec le vivant : non pas « regarder » le paysage, mais entrer en lui, l’éprouver, le laisser agir. Son travail cherche à capter ce qui, dans un lieu, tremble à peine, les frémissements visibles et invisibles, l’infime, la trace, la respiration du monde, pour inventer d’autres façons d’interagir avec lui.

Au cœur de sa démarche, le dessin sensible s’impose comme un langage du corps. Il est geste, rythme, souffle, contact. Dans l’expérience in situ, le corps devient médium : il rejoue quelque chose du paysage et s’y accorde, comme une membrane attentive. Percevoir avec acuité, ici, ne relève pas d’un simple dispositif rétinien : c’est accueillir ce qui se trame autour de soi, mais aussi en soi. Arpenter, s’imprégner, s’immerger, collecter, se laisser surprendre, être là, sans attentes. Le paysage n’est plus une image devant laquelle on se place, mais une présence avec laquelle on co-existe.

Pour son exposition au VOG, Anne-Laure Blanc interroge notre lien au paysage au- delà du simple regard. Elle développe une pensée de l’« em-paysement » : un déplacement de posture, qui nous fait passer d’une relation frontale à une relation charnelle, entière, où les sens et le corps deviennent les véritables outils du dialogue. Dans un temps où la crise de la sensibilité fragilise notre capacité à entrer en relation avec ce qui nous entoure, l’artiste propose un retour à l’écoute, à l’attention flottante, à l’expérience vécue, comme une traversée intérieure autant qu’un chemin dans le dehors.

Ses résidences et expériences en France et en Asie, en milieux naturels comme urbains, ont nourri une pratique fondée sur la marche, le dessin en mouvement, la collecte, l’utilisation de matériaux naturels, le frottage et l’estampage in situ, ainsi que des « prélèvements » visuels par la photographie. Ces tactiques déplacent les repères, ouvrent une disponibilité neuve, et rapprochent l’artiste de l’émotion précise, de la sensation comme révélateur. Les éléments naturels, par leur puissance d’agir, deviennent alors des partenaires à part entière : le travail se construit dans l’interaction et la co-création.

L’exposition réunit peintures, estampes, dessins, installations et récoltes, comme autant de fragments d’expériences sensibles. Chaque œuvre témoigne d’un dialogue intime avec le paysage, non comme représentation, mais comme restitution d’un état, d’une traversée. Ainsi, le parcours se déploie comme une cartographie sensible des lieux traversés : une constellation de moments de monde, mis en résonance, pour inviter le visiteur à habiter le paysage… et à se laisser habiter par lui.


Atelier d’arts plastiques avec The Street Yethi « Carnaval des Lanternes ! »
Venez préparer carnaval en réalisant des lanternes multicolores, pour faire peur, pour faire joli, pour faire la fête, dire au revoir a l’hiver et invoquer les lumières du printemps
Samedi 21 février de 15h à 17h et sur inscription auprès du VOG.

Atelier d’arts plastiques avec Aïda Diop Paysages à soi
Chercher refuge dans nos paysages intérieurs, à travers la poésie et la ligne. Nous explorerons dans cet atelier les liens entre le mot et le pinceau. Vous pouvez amener la photographie d’un paysage qui vous tient à cœur. Écriture et encre de chine, matériel fourni sur place.
Samedi 28 février
de 15h à 17h et sur inscription auprès du VOG.

Rencontre avec Anne-Laure H-Blanc, pour une visite de son exposition suivie d’un échange.
Samedi 7 mars à 16h.

Conférence d’histoire de l’art animée par Fabrice Nesta « Du paysage à la nature»
Samedi 14 mars à 16h.

Atelier d’arts plastiques avec Anne-Laure H-Blanc
L’artiste vous propose d’appréhender le dessin à la façon d’une porte ouverte pour se concentrer sur le geste et le ressenti, au-delà de l’observation. Au travers de différentes expérimentations, fondées sur le regard, l’énergie du souffle et une certaine qualité de présence, nous explorerons la gestuelle et le trait pour partir à la recherche de votre propre « écriture ».
Samedi 21 mars
de 15h à 17h. sur inscription auprès du VOG.

Visites commentées de l’exposition par une médiatrice culturelle le samedi à 15h

Exposition Artistes en atelier, de David Richalet à Alter-Art

David Richalet photographie depuis plusieurs années les artistes de la cuvette grenobloise, dans leurs ateliers. Parmi eux, beaucoup que nous connaissons et dont nous avons visité les ateliers. Vous pouvez retrouver une partie de cette série sur son site, à l’adresse :
https://davidrichalet.myportfolio.com/artistes-en-ateliers (ou vous verrez entre autres Jean-Pierre Angei, Gilles Balmet, Fabrice Nesta – visites récentes, et Virginie Piotrovski que nous avons invité pour une conférence au magasin le samedi 22 novembre).

Il expose actuellement à la galerie Alter-Art, rue Saint-Laurent à l’occasion des la sortie de son livre, qui compile un certain nombre de ces clichés, chacun des artistes accompagnant son image d’un texte évoquant son atelier, et sa pratique.

• Exposition du 16 octobre au 16 novembre 2025 du jeudi au dimanche de 14h30 à 18h30
• Présence du photographe et dédicace du livre Artistes en atelier tous les samedis et dimanches
• Finissage le samedi 15 novembre à 18h

Ci-dessous la préface du livre, par Benjamin Bardinet

Si la plupart des artistes-plasticiens aspirent à montrer et à exposer leurs réalisations à un public qu’ils espèrent nombreux, ils éprouvent parfois plus de mal à ouvrir la porte de leur atelier et à dévoiler ce qui s’y trame.

Avec cette série au long cours réalisée dans les ateliers d’artistes, David Richalet s’attache à dévoiler avec respect ce qui se trame dans l’intimité de cet espace de création pour mieux en interroger les spécificités. En quoi cet environnement est-il favorable à l’acte créatif? Comment influence-t-il la création? Quelles en sont les contraintes et les atouts? Est-ce que ce qui est propice à la création pour l’un de ces artistes n’est pas perçu comme néfaste par un autre?

Pour faire advenir au mieux ces questions à l’esprit du regardeur, David Richalet n’adopte pas un protocole photographique strict. En fonction de la nature du lieu et de la personnalité de l’artiste qu’il photographie, il va opter pour la technique et l’approche qui lui semblent les plus appropriées. En effet, le format panoramique permet de rendre compte de la pleine mesure de l’espace de certains ateliers tandis que le travail à la chambre photographique se prête bien à des artistes à l’aise avec le jeu de la pose ; enfin le format traditionnel numérique permet de se faire plus discret si l’artiste accepte d’être photographié à l’ouvrage.

Car c’est là en effet une des particularités de cette série photographique: plusieurs de ces artistes sont photographiés à l’œuvre. On les voit travailler au sol, sur un chevalet ou une table. Toujours concentrés, appliqués ils évoluent dans un environnement souvent encombré de tout un tas de choses. On y distingue des œuvres inachevées, d’autres à peine esquissées on devine des expérimentations diverses et surtout on prend conscience de la diversité des matériaux nécessaires à ces réalisations: pots de peintures, de colle, pinceaux de toutes tailles, nombreux crayons, toiles, châssis, tasseaux de bois, carton… L’univers créatif de chacun de ces artistes est ainsi autant constitué par ce qu’il crée que par la matière première dont il tire parti pour donner forme à ses créations.

Certains écoutent la radio, d’autres exigent le silence le plus total. Plusieurs évoquent la notion d’intimité et beaucoup conçoivent leur atelier comme un cocon, un lieu refuge tandis qu’il apparaît parfois comme une caisse de résonance du monde extérieur. Lieu de la transformation et de la métamorphose des idées en une œuvre ou d’une émotion en un geste, il est aussi pour certains une sorte de laboratoire où on peut s’adonner librement à des expériences esthétiques dont on ne sait pas toujours où elles mènent. Ce goût pour l’expérimentation, cette place laissée à l’aléatoire, cette attention portée aux détails, et ce désir de manipuler la matière: c’est ce qui transparaît indéniablement à l’observation de cette série. Ces ateliers ont en commun d’être le lieu qui répond à l’impérieuse nécessité de faire et de créer dans un monde de plus en plus aseptisé dont certaines réalisations ne sont parfois plus que l’aboutissement d’un processus programmatique orchestré par des algorithmes.

Ainsi, plus encore que des cocons ou des lieux refuges, les ateliers photographiés par David Richalet apparaissent comme autant de lieux de résistance qu’une pulsation créatrice régénérante, fondamentale vient animer, celle de l’artiste. 

Benjamin Bardinet