Visite de la première partie de l’exposition « Mylène Besson à la Veyrie » intitulée « Corps Miroirs » au château de la Veyrie à Bernin

Mylène Besson expose en deux temps au château de la Veyrie,
Corps miroirs” du 22 mai au 19 juillet,
  puis
Corps nomades” du 4 septembre au 15 novembre 2026

Gilles Fourneris qui assure le commissariat de ces expositions, nous propose une visite guidée du premier volet, en présence de l’artiste, le mercredi 3 juin à 14h30
Ceux et celles qui sont intéressés par cette visite peuvent envoyer un courriel à Françoise Viallet

Mylène Besson, née en 1961, vit et travaille à Chambéry. Artiste autodidacte, compagne du peintre Pierre Leloup, décédé en 2010, elle réalise et illustre de nombreux livres d’artiste au fil de rencontres avec des écrivains et poètes, comme, entre autres, Michel Butor, Frédéric Jacques Temple, Bernard Noël, Vahé Godel, Pierre Bourgeade et Fernando Arrabal.

Les œuvres de Mylène Besson, réalisées avec toutes sortes de matériaux, explorent, dans toutes ses dimensions, la personne humaine, sa présence charnelle et son sentiment d’appartenance au monde. L’art pour Mylène Besson est synonyme d’action. C’est le résultat du contact, d’un frottement, de son corps avec le monde qui l’entoure.
http://www.mylenebesson.net

Château de la Veyrie, chemin du Pré Figaroud 38190 Bernin
Entrée libre du vendredi au dimanche, de 14h à 18h30, ou sur rendez-vous veyrie@bernin.fr

Exposition Le Grand Vertige, de Vincent Gontier à l’espace Vallès

Exposition du samedi 30 mai au samedi 4 juillet 2026
Vernissage le samedi 30 mai à 18h
Jeudi 11 juin, conférence de Fabrice N’est : « De l’art et de l’usage du papier« 

Vincent Gontier explore le papier évoquant architecture et réseaux de pensée entre ordre et chaos. À travers sculptures, dessins, origamis et “Synapses”, Vincent Gontier s’empare du papier journal et de l’acier sans commune mesure.

« Je ne suis pas le témoin, ni l’historien, mais l’artiste touché par la violence du monde ».

Depuis la fin des années 80, je poursuis une recherche plastique autour du rapport de l’acier et du papier. En particulier le quotidien papier.
La fragilité et la résistance
L’accumulation et les strates
Le montré et le caché
L’industrie, l’architecture
L’humain et sa condition
La légèreté et la contrainte.
La structure et le chaos
La matrice et l’empreinte
http://www.sculpture-presse.fr

Exposition Poetry of glitches, Imre Sofalvi au Vog-Fontaine

Poetry of glitches
Imre SOFALVI
Exposition du samedi 25 avril au samedi 4 juillet 2026

Le travail d’Imre Sofalvi ne se regarde pas seulement, il s’habite. Ses images n’imposent pas un récit : elles ouvrent un espace où quelque chose vient résonner en nous.

Artiste hongrois basé à Pécs et formé à l’Université Janus Pannonius, Imre Sofalvi développe une pratique singulière à partir d’anciennes cartes géographiques qu’il collecte et transforme par le dessin, la peinture et le collage.

Ces cartes, conçues à l’origine pour nous orienter dans le monde extérieur, deviennent entre ses mains des territoires d’introspection. Figures humaines, animaux et objets émergent du relief cartographique ou s’y fondent doucement, comme si ces surfaces portaient déjà la trace d’un paysage mental. Le dehors se retourne alors vers le dedans : la carte cesse d’être un outil de repérage pour devenir un espace où l’on explore ce qui nous traverse.

Ses images invitent à ralentir, à suspendre un instant le mouvement du monde. Là où l’on attend un regard, apparaissent parfois des yeux sans regard ; là où l’image devrait expliquer, elle laisse place au mystère. Ces vides deviennent des espaces de projection où le spectateur dépose ses souvenirs, ses désirs ou ses inquiétudes. Ce que l’on croit observer finit par nous observer en retour.

Ces images n’imposent pas de sens : elles appellent une résonance intérieure. Elles réveillent quelque chose qui existe déjà en nous.

Dans cet univers peuplé de figures hybrides et de créatures étranges, quelque chose ressemble à un langage. Ces présences agissent comme des intermédiaires silencieux, des messagers à travers lesquels l’artiste laisse circuler une voix plus intime. Elles portent des fragments d’histoires, des émotions brutes, des souvenirs diffus, comme si l’image devenait une manière de dire ce qui ne peut pas toujours être formulé autrement.

Son dessin, d’une grande précision, porte pourtant une tension constante. Sous la maîtrise du trait surgissent des décalages, des anomalies, des « bugs » visuels qui fissurent l’apparente harmonie de l’image et laissent apparaître les zones plus secrètes de l’être.

Au VOG, Imre Sofalvi présentera une série de peintures et de collages réalisés sur des cartes anciennes, ainsi qu’un ensemble de risographies où une même image se décline en différentes couleurs, révélant par la variation que rien n’est jamais totalement figé.

La nostalgie traverse l’ensemble de son œuvre comme une mémoire souterraine reliant le présent à quelque chose de plus intime. Les fragments de textes qu’il glisse parfois dans ses images participent de ce même mouvement : poétiques et énigmatiques, ils ouvrent un espace où chacun peut reconnaître quelque chose de lui-même.

Dans une époque saturée de vitesse et de bruit, les œuvres d’Imre Sofalvi instaurent un silence dense et habité. Elles nous invitent à regarder autrement et à explorer notre propre paysage intérieur.

Peut-être est-ce pour cela que ses images continuent de nous accompagner longtemps après les avoir quittées : elles semblent porter la trace d’un regard qui connaît intimement la complexité d’être au monde.

Quelques expositions à voir cet été

Pierre Huyghe à la Fondation Beyeler, Bâle

Exposition du 24 mai au 13 septembre 2026
La Fondation Beyeler présente une exposition inédite consacrée à Pierre Huyghe (1962, Paris), figure majeure de l’art contemporain et reconnu comme l’un des artistes les plus novateurs et influents de sa génération. Conçue exclusivement pour la Fondation, l’exposition réunit de nouvelles œuvres créées pour l’occasion et des œuvres emblématiques de ces dernières années. L’œuvre de Pierre Huyghe se situe à la croisée de la fiction et de la réalité, et explore les limites de nos perceptions. À travers des créations mêlant plusieurs disciplines – cinéma, technologie, biologie, ainsi que des éléments physiques et digitaux – il construit des situations vivantes et évolutives, où émergent de nouvelles sensibilités et subjectivités. L’exposition invite ainsi les visiteurs à explorer l’univers fascinant et incertain de Pierre Huyghe.
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La biennale Biennale (re)connecting.earth (03) – Ressources Sensibles à la Villa du Parc

Exposition du 30 avril au 20 septembre 2026

Ressources Sensibles qui propose pour sa 3e édition un parcours transfrontalier reliant la Comédie de Genève au centre d’art contemporain d’Annemasse, en passant par la Voie Verte et le Léman Express. C’est ainsi plus de 50 œuvres à découvrir ou re-découvrir, sculptures monumentales, vidéos, œuvres d’art public ou conceptuelles et de nombreux rendez-vous scientifiques, pédagogiques et festifs.

Portée par l’association art-werk qui a fait de la sensibilisation à l’art et aux enjeux environnementaux plus qu’un engagement, une véritable proposition pour un futur commun, cet évènement promet de rassembler un large public et d’offrir de multiples occasions de franchir des frontières – entre les pays, mais aussi les êtres et les connaissances.

Imaginée par le curateur de la biennale, Bernard Vienat, l’exposition à la Villa du Parc réunit les œuvres de 11 artistes internationaux·ales autour du thème des ressources géologiques. Il va sans dire que l’actualité mondiale nous a rattrapée dans cette aventure artistique, laquelle sera, nous l’espérons, partagée avec d’autant plus d’acuité et de bienveillance. Ce thème a été choisi relativement à des temps troublés mais aussi à l’espace singulier que nous habitons : de Genève, capitale du commerce des matières premières, à toute une zone frontalière dont le paysage est marqué par la multiplication massive des chantiers de construction en béton répondant à une forte demande immobilière. Produit du creusement du tunnel ferroviaire, la Voie Verte se présente ici comme un espace des possibles, où s’observent un écosystème tout neuf, d’autres rythmes et mouvements, forces motrices de nouveaux imaginaires. Pour l’heure, les œuvres, si elles assemblent des effets visuels, des mythes et des formules poétiques, ne tentent d’aucune manière d’enjoliver la réalité. Sans catastrophisme ni morale, elles ouvrent des pistes de réflexion critique sur notre histoire et nos pratiques d’extraction. Percevoir ces dimensions – sous-terraines, hors-champs, infiniment grandes ou petites – est un exercice sensible auquel nous invitent les œuvres d’art.
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La vie climatique. Histoires sensibles des collections privées – Triennale De leur temps #8, au MAC de Marseille

Exposition du 4 avril au 20 septembre 2026

Les Musées de Marseille et l’ADIAF, Association pour la Diffusion Internationale de l’Art Français, s’associent pour présenter l’exposition La vie climatique. Histoires sensibles des collections privées, à l’occasion de la 8e édition de la Triennale De leur temps  qui met en lumière les œuvres acquises au cours des trois dernières années par des collectionneurs engagés dans la valorisation de la création contemporaine (dont quelques œuvres issues de la collection de notre présidente Sylvie Berthemy)..

La vie climatique. Histoires sensibles des collections privées rassemble ainsi 136 œuvres issues de plus de 70 collections privées françaises et internationale et de mécènes marseillais, traversant tous les champs de la création : peinture, vidéo, sculpture, performance et installation.

L’exposition explore la collection comme un véritable écosystème vivant et interroge le « climat idéal » des musées – cet environnement stable et contrôlé – face aux bouleversements écologiques, politiques et sociaux du monde contemporain.

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Exposition Tursic et Mille, au Carré d’Art de Nîmes

Exposition du 25 avril au 11 octobre 2026

Le Carré d’Art – Musée d’art contemporain consacre une exposition majeure à IdaTursic & Wilfried Mille, dont la pratique en duo, développée depuis plus de vingt ans, interroge de manière frontale les conditions d’existence de la peinture dans un monde saturé d’images. Leur travail ne cherche ni à préserver le médium, ni à en affirmer la pureté, mais à l’exposer à l’excès, à la collision et à la dissonance.

S’emparant de l’ensemble des registres iconographiques, paysage, portrait, nature morte, abstraction, imagerie publicitaire ou références savantes, les artistes composent des peintures traversées par des strates multiples, des interruptions, des accidents et des gestes parasites. Les images y sont prélevées, déplacées, superposées, parfois altérées jusqu’à leur quasi-disparition, produisant des tensions constantes entre figuration et abstraction, reconnaissance et perte de repères.

Cette logique de dissonance, toujours variable, traverse l’ensemble de l’exposition, nous plonge dans l’intimité de l’atelier des artistes et dans une pratique empirique où la peinture fonctionne comme un système dont les règles se déplacent en permanence. Les styles se contaminent, les affects basculent, les motifs circulent d’une œuvre à l’autre. Scènes sentimentales empruntées à l’imagerie d’après-guerre, paysages traversés de catastrophes latentes, motifs floraux, gestes abstraits ou fragments picturaux coexistent dans une proximité volontairement instable. La peinture, omniprésente, agit comme un outil critique, interrogeant, non sans humour, un certain ordre établi, la hiérarchie des goûts et le pouvoir de séduction des images.

Refusant toute définition définitive du médium, testant toujours ses limites, Tursic & Mille étendent la peinture dans l’espace à travers panneaux découpés, bois brûlés, œuvres sur papier, plaques offset qui servent de palette ou fragments autonomes de couleur. La peinture déborde ainsi la toile, elle sort du cadre pour devenir un environnement, brouillant les frontières entre image et objet, surface et matière.

Ancrée dans l’histoire de la peinture tout en la mettant sans cesse à l’épreuve, leur œuvre propose une expérience visuelle où rien ne se stabilise définitivement. Dissonances à géométries variables invite le regardeur à traverser un champ pictural instable, fait de frictions, de contradictions, de répétitions et de déplacements, où la peinture ne représente pas le monde, mais en interroge les formes, les affects et les tensions contemporaines.
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À suivre…

Exposition Alexis Bérar à Allevard

Dans le cadre de nos visites d’ateliers et rendez-vous avec des artistes, nous avons prévu cette automne une rencontre avec Alexis Bérar. Pour ceux qui ne le connaissent pas, l’exposition L’avant de l’après est une occasion de découvrir son travail singulier.

Pour célébrer le bicentenaire de la photographie, le Musée d’Allevard invite Alexis Bérar et Stéphanie Nelson, à explorer ses collections anciennes et contemporaines.
Dans l’exposition L’avant de l’après, leurs photographies interrogent le temps qui passe, la place de la mémoire, l’évanescence des choses et leur disparition … à moins qu’elles ne conservent le souvenir d’un instant, d’un paysage, d’un avant de l’après.

L’avant de l’après – création 2026
Exposition du 23 mai 2026 au 31 octobre 2027, La Galerie – Musée d’Allevard, 2 avenue des Bains
Vernissage le samedi 23 mai à 17h45 dans le cadre de la Nuit Européenne des Musées et de Musées en fête.

Alexis Bérar est né en 1976 à Fontenay-aux-Roses, il vit et travaille à Grenoble. Sa pratique est celle de la photographie, qu’il travaille de manière sérielle, entremêlant champs du documentaire et de la fiction. Son regard se porte sur les traces tangibles autant que sur des indices poétiques. Sa sensibilité est poreuse à l’accident et l’impromptu. Un questionnement est au centre de son processus artistique et lie toutes ses productions, celui de l’habiter – l’habiter entendu comme ensemble d’interactions entre humains et territoires. Autrement dit, comment les humains vivent un territoire et le façonnent et comment le territoire influe sur les humains et induit des manières d’être et de faire individuelles et sociales. Cette pratique se déploie dans un temps long ponctué de résidences artistiques, d’expositions, d’éditions et d’ateliers de transmission qui participent sans cesse à la nourrir et à la déplacer. 

Stéphanie Nelson est née en 1966 à Dijon et vit à Grenoble où elle a travaillé pendant vingt ans pour le spectacle vivant. En 2012, elle décide de se consacrer à la photographie et se forme à l’Atelier Magenta à Villeurbanne, auprès de Dominique Sudre. Ses premières séries fouilleront le caractère mnésique du médium, notamment avec Anders, le chemin du Nord en 2014. Rite initiatique sur les terres norvégiennes de ses aïeux, elle amorce la construction de son écriture photographique. Aujourd’hui son travail documentaire explore, comme une allégorie de l’expérience humaine, la relation entre apparence et identité, illusion et croyance, théâtre et réalité.

Projet labellisé Bicentenaire de la Photographie par le Ministère de la Culture et inscrit dans la programmation officielle du Bicentenaire du 1/09/2026 au 30/09/2027.
Une résidence de création portée par la Communauté de Communes le Grésivaudan.