Adrien Fregosi Dès potron-minet
Exposition du 14 mai 2026 au 3 janvier 2027
Vernissage le mercredi 13 mai à 18h30

Exposition collective, avec les artistes invités Jean-Michel Alberola, Marion Balac, Laurent Faulon, Damien Fragnon, Roméo Julien, Estrid Lutz, Anita Molinero, Noé Nadaud, Delphine Reist, Saeio, Sophie Guerrive, Martí Sawe.
Commissariat : Margaux Bonopera et Marine Lang, dans le cadre de la programmation de Céline Kopp,
précédente directrice du Magasin CNAC
Le Magasin, est heureux de présenter Adrien Fregosi : Dès potron-minet une exposition monographique de l’artiste Adrien Fregosi, récemment décédé, en dialogue avec des artistes invité‧e‧s.
Ce projet trouve son origine dans l’attache d’Adrien Fregosi au territoire grenoblois. Né à Échirolles, l’artiste a grandi à Meylan et amorce sa pratique artistique à Grenoble au début des années 2000, en contact avec la scène culturelle alternative de l’époque. Durant ces premières années de production, il crée notamment une maison d’édition de fanzines Cotoreich ainsi qu’une galerie, route de Lyon, Going Blind, qui accueille et présente de nombreux artistes. Ces années grenobloises marquèrent formellement et conceptuellement l’oeuvre d’e l’artiste’Adrien, avant qu’e celui-civil ne parte vivre à Sète où il vécut les dix dernières années de sa vie. Il y a développé une œuvre prolifique et hautement poétique, à la fois fragile et puissante, douce et grave.
Ses travaux trouvent d’abord leur origine dans sa pratique du dessin et sont nourris par des formes contreculturelles allant du graffiti au fanzinat. Puis l’artiste a mené des expérimentations plastiques originales et développé des motifs narratifs reconnaissables et attachants au travers d’une oeuvre picturale unique. Cette dernière se prolonge au travers de sculptures, photos ou éditions, présentées pour certaines pour la première fois.
Au sein de l’espace des galeries du Magasin, l’exposition est envisagée comme une installation globale, anti-hiérarchique, à la déambulation plus instinctive et sensible qu’historique et didactique. Le parcours est imaginé comme une journée, 24 heures à parcourir comme autant de moments qui structurent une vie. Chacune des salles est pensée en relation à un moment précis du jour et aux typicités qui l’accompagnent : soirée, nuit, matin, après-midi, fin de la journée…
Le titre de l’exposition consiste en une expression délicieusement désuète et savoureusement diffcile à prononcer : Dès Potron-Minet renvoie au moment de la journée où les premiers mammifères sortent de leur sommeil et montrent le bout de leur nez ou une autre partie de leur corps, le potron désignant ici le derrière du “minet”, du chat ou de l’écureuil dans une autre acception étymologique. Cette expression au caractère cartoonesque, malin, à la fois enfantin, ancienne et canaille – désignant tout à la fois une irruption de la vie, sa puissance quotidienne, et celle d’une partie de la journée – constitue un parfait condensé de la personnalité de l’artiste et du parcours proposé par les commissaires en hommage à celui-ci.
Une scénographie originale est conçue avec le duo Mr et Mr (Pierre Talagrand et Alexis Lautier) et Serge Damon, concepteur lumière, afin de rendre compte de ce parti pris curatorial. Dans cette perspective, plusieurs artistes et/ou amis seront présentés aux côtés d’Adrien Fregosi dans l’exposition, traçant ainsi une généalogie artistique mais également intime de son oeuvre.
Ces projets révèlent les conditions matérielles (utilisation d’éléments récupérés), formelles (développement de techniques de sculptures et de peintures spécifiques) et biographiques de la pratique de l’artiste, Adrien ayant été porteur d’un cancer déclaré en 2013, année qui marque également son départ de Grenoble.
Adrien Fregosi (1980, Échirolles – 2024, Sète) est un artiste dont l’œuvre est avant tout picturale et trouve son origine dans sa pratique du dessin. Elle comporte également la réalisation de photographies, de sculptures ou bien encore de collages. Les scènes qu’Adrien Fregosi peint célèbrent et métaphorisent la vie et sa beauté, ses moments durs parfois, et les émotions souvent antagonistes que l’on traverse à certains stades de l’existence. Maladie, paternité, amour, partage, vie d’artiste, isolement, sont autant de thèmes abordés. La matérialité des peintures d’Adrien Fregosi fait référence à celles de ses inspirations principales, qui ont en commun une certaine pauvreté des ressources utilisées, comme le graffiti, la culture fanzine, la peinture technique à l’aérographe ou encore le retour à la peinture figurative des années 60. L’artiste s’intéresse de près aux productions dites « ignorantes », en marge des scènes institutionnalisées sans pour autant relevées de l’art outsider ou brut.
Nous vous proposons une journée de visites à la rencontre de deux univers singuliers, celui de Marc Pessin, et celui de sa fille Mariette.
Marc Pessin (1933-2022) est un graveur, dessinateur et éditeur français. Installé à Saint-Laurent-du-Pont en 1965 dans son atelier-galerie à l’architecture remarquable, ou voisinaient sa maison d’édition, le verbe et l’Empreinte, son atelier et le centre d’Archéologie Pessinoise.

Sa fille Mariette est une artiste de la mouvance art singulier œuvrant dans le domaine des reliquaires, icônes, ex-voto, sur des mises en scène de notre quotidien. Sa maison-bunker est elle aussi remarquable.
Cette journée est prévue le samedi 13 juin 2026, la famille Pessin nous accueillant à l’atelier galerie d’Aimée et Marc Pessin le matin, à 10h (rendez-vous sur place vers 9h30).
Nous pouvons ensuite pique-niquer, ou déjeuner dans un petit restaurant à prix raisonnable (Les succulentes), et enchaîner l’après midi avec la maison de Mariette.
Le groupe peut atteindre une vingtaine de personnes.
Ceux d’entre vous qui sont intéressés peuvent envoyer un mail à Édouard Schoene.

Le centre d’Archéologie Pessinoise, Atelier Marc Pessin a été construit en 1965 sur les hauteurs de Saint-Laurent-du-Pont. En 1964, Marc Pessin, jouissant d’une certaine réputation, quitte Paris pour s’installer en Chartreuse. Il acquiert la petite colline des Charbinières, au dessus de Saint-Laurent-du-Pont pour y installer son atelier. Les architectes Goubet et Duboin sur une maquette de Marc Pessin, ont réalisé un bâtiment semblable à un chapiteau de cirque. Pour l’édification de son atelier, Marc Pessin a voulu une solution fonctionnelle, une plasticité qui s’exprime en jeux d’angles et de cassures.

Diplômée en 2010 de l’école des Gobelins, Manon Weiser, née en 1982, est une photographe et artiste visuelle française. Après une dizaine d’années passées à Paris, elle vit et travaille maintenant dans les Alpes, en Matheysine. Elle s’est fait connaître pour son approche singulière de la photographie, mêlant techniques anciennes et expérimentations plastiques contemporaines. Son œuvre explore ce qu’elle appelle la « beauté fragile de la détérioration » – l’idée que tout finit par disparaître, se dégrader, se délier. Elle s’intéresse aux mémoires oubliées, aux absences et à l’imperceptible, cherchant à révéler ce qui est immatériel dans le réel. Elle expose régulièrement, en France, et à l’étranger.
Suite à notre demande, elle nous a proposé une rencontre et visite de son atelier, à Susville (près de la Mure), fin mai ou début juin, un après-midi. Compte-tenu de la jauge restreinte (8 personnes), une deuxième date est possible. Un premier groupe est déjà en partie constitué pour le jeudi 28 mai, ceux d’entre vous intéressés par la deuxième visite (date à fixer) peuvent adresser un message à contact@amisdumagasin.com
Pour avoir un aperçu du travail de Manon, il vous est possible de vous rendre à la librairie Les Modernes (6 rue Lakanal à Grenoble) où elle expose du 3 avril au 5 mai 2026 (vernissage le vendredi 3 avril à partir de 18h30).
Vous pouvez aussi consulter son site : https://www.manonweiser.com
Les Amis du Musée de Grenoble nous proposent deux conférences d’Aline Guillermet, docteure en histoire et théorie de l’art, et Junior Research Fellow à King’s College, Université de Cambridge, dont celle-ci qui a retenu notre attention :

Mercredi 1er avril 2026 à 18h30
Gerhard Richter et la peinture à l’ère technologique
À l’occasion de la parution de son livre Gerhard Richter and the Technological Condition of Painting aux Presses Universitaires d’Edimbourg (2024), Aline Guillermet présente le peintre allemand sous l’angle des sciences et technologies ayant donné forme à ses œuvres, depuis les photos-peintures des années soixante jusqu’aux impressions numériques des années 2000. Portraits, peinture historique, paysages et abstraction : regarder le travail de Richter à travers le prisme technologique permet de conférer une historicité propre à cette œuvre protéiforme qui a si souvent emprunté à la tradition.
Plus d’infos…
La conférence du lundi 30 mars, à la même heure, Peinture, histoire et mémoire dans l’art allemand après 1945 peut aussi vous intéresser, il y sera question de Anselm Kiefer, Konrad Klaphek, Georg Baselitz, Sigmar Polke, et déjà de Gerhard Richter (de notre côté nous serons en réunion de CA).

Nous avons appris avec émotion le récent décès, début mars de Philippe Favier, dont nous avions pu voir en septembre dernier au Musée dauphinois ses antiphonaires lors de la biennale de dessin Saint-Laurent dont il était invité d’honneur. Il en présentait une série minutieusement enluminée de dessins miniatures.
En 2020 il avait investi l’ensemble des salles du Musée de Valence lors de l’exposition All-over, faisant dialoguer quelques 1 200 œuvres avec les collections permanentes, offrant aux visiteurs une immersion dans son imaginaire foisonnant.