Notre visite de la galerie Marc et Aimée Pessin et de la Maison de Mariette

Les Amis du Magasin présents le 13 juin à Saint-Laurent-du-Pont étaient ravis de leurs visites à la maison-galerie de Marc Pessin et à la maison de Mariette.
L’accueil très chaleureux par Mariette et Nicole, deux des cinq filles de Marc Pessin, au « centre d’archéologie pessinoise » a permis de découvrir où redécouvrir un lieu tout à fait exceptionnel.

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La maison d’architecte, dessinée dans un premier temps par Marc Pessin, puis réalisée par les architectes Goubet et Duboin, a vu le jour en 1964, et fut d’abord une galerie qui accueillait nombre d’artistes.
Le parcours assez extraordinaire de Marc Pessin (voir https://marcpessin.com/quelques-reperes/) a fait de ce lieu visité un espace de mémoire unique.
Le fonds de livres et d’œuvres de Marc Pessin, éditeur, collectionneur est exceptionnel (voir https://marcpessin.com/le-verbe-et-lempreinte/ )
Pour celles et ceux qui ont connu Marc Pessin, la visite fut particulièrement émouvante, tant les guides, ses filles ont mêlé histoire et récits vécus.

Une pause gastronomique au restaurant Les succulentes, a permis de poursuivre les échanges et évocations.

Après le déjeuner Mariette nous a accueilli dans sa maison d’artiste.
« La Maison, c’est un « petit musée consacré aux œuvres de Mariette, artiste dans la mouvance de “l’art singulier” œuvrant dans le domaine des reliquaires, icônes, ex-voto, sur des mises en scène de notre quotidien. C’est un bunker énorme en haut d’une colline. Un sanctuaire halluciné et hallucinant. »

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La visite fut particulièrement riche et émouvante, par l’éclairage simple, sincère de l’artiste Mariette qui a su tracer son chemin, en éclairer les inspirations, en éteindre les fausses interprétations liées notamment à une légende locale.
Tout au long de la journée les échanges ont permis d’approfondir un sujet important : le parcours des artistes, le marché de l’art et le cimetière d’artistes non reconnus qui sillonne notre pays. 

Celles et ceux qui ne connaissent pas ces deux lieux seraient bien inspirés de prendre contact pour programmer une visite.

La galerie Marc et Aimée Pessin https://marcpessin.com/ (Visites sur rendez-vous)
Nicole Pessin  : https://nicole-pessin.com
Mariette : https://lamaisondemariette.com/a-propos/

Retour sur la visite des Amis du Magasin à Bienne

Les Amis du Magasin étaient du 7 au 10 mai en visite à Bienne, sur un séjour concocté par Catherine Hänni et Frédéric Graf.

Une des participantes écrit : « De Centre d’art en Voirie, de Rotonde en Gewölbe galerie, du Zentrum Paul Klee au Labo.b, vous nous aviez concocté un parcours aussi novateur qu’éclectique. Doublé d’une visite guidée de la ville aussi documentée que  vivante et pittoresque. .. Avec autant de simplicité de professionnalisme que de générosité,  vous nous avez fait ressentir à chaque étape vos liens artistiques, familiaux, amicaux. Un grand merci. »

Une visite marquante a été celle du Centre d’art Pasquart, sous la houlette de son directeur Paul Bernard
Le directeur nous expliquait que l’institution gère des collections d’un grand intérêt (dont un fond Duchamp) en précisant avec humour « les ambiguïtés multiples caractérisent ce centre ». 

Trois expositions étaient en cours :

• « Le rythme de l’assemblage », exposition réalisée avec un groupe d’étudiant·es du Master en études muséales de l’Université de Neuchâtel à partir de la collection du KBCB.
Anita Muçolli, « Naviguer dans l’éloignement ».
Nelly Schaub, Réfutations de refrain

Les dates choisies nous ont permis d’assister au vernissage et à la visite des Journées photographiques, à l’exposition Au Joli Mois de Mai .

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Nous avons ensuite visité le centre Paul Klee à Berne, conçu par le célèbre architecte Renzo Piano, « une sculpture paysagère de verre et de béton inondée de lumière », avec une exposition exceptionnelle « Schwitters, l’avant-gardiste inclassable »

Le jour du départ nous avons été accueillis à l’espace B, à La Chaux-de-Fonds, par Jérôme Baratelli Artiste, historien de l’art et professeur honoraire à la HEAD, Haute Ecole d’Art et de Design de Genève. Nous y avons découvert l’exposition de Jeanne Odette, en présence de l’artiste.

Le groupe a été conquis par la ville de Bienne qui nous a été contée avec brio par Frédéric.
La visite du NMB, Nouveau Musée de Bienne, collection Robert et Karl Walser a complété les riches déambulations à travers cette ville, joyau d’une riche histoire ouvrière.

Visite de la première partie de l’exposition « Mylène Besson à la Veyrie » intitulée « Corps Miroirs » au château de la Veyrie à Bernin

Mylène Besson expose en deux temps au château de la Veyrie,
Corps miroirs” du 22 mai au 19 juillet,
  puis
Corps nomades” du 4 septembre au 15 novembre 2026

Gilles Fourneris qui assure le commissariat de ces expositions, nous propose une visite guidée du premier volet, en présence de l’artiste, le mercredi 3 juin à 14h30
Ceux et celles qui sont intéressés par cette visite peuvent envoyer un courriel à Françoise Viallet

Mylène Besson, née en 1961, vit et travaille à Chambéry. Artiste autodidacte, compagne du peintre Pierre Leloup, décédé en 2010, elle réalise et illustre de nombreux livres d’artiste au fil de rencontres avec des écrivains et poètes, comme, entre autres, Michel Butor, Frédéric Jacques Temple, Bernard Noël, Vahé Godel, Pierre Bourgeade et Fernando Arrabal.

Les œuvres de Mylène Besson, réalisées avec toutes sortes de matériaux, explorent, dans toutes ses dimensions, la personne humaine, sa présence charnelle et son sentiment d’appartenance au monde. L’art pour Mylène Besson est synonyme d’action. C’est le résultat du contact, d’un frottement, de son corps avec le monde qui l’entoure.
http://www.mylenebesson.net

Château de la Veyrie, chemin du Pré Figaroud 38190 Bernin
Entrée libre du vendredi au dimanche, de 14h à 18h30, ou sur rendez-vous veyrie@bernin.fr

Exposition Le Grand Vertige, de Vincent Gontier à l’espace Vallès

Exposition du samedi 30 mai au samedi 4 juillet 2026
Vernissage le samedi 30 mai à 18h
Jeudi 11 juin, conférence de Fabrice N’est : « De l’art et de l’usage du papier« 

Vincent Gontier explore le papier évoquant architecture et réseaux de pensée entre ordre et chaos. À travers sculptures, dessins, origamis et “Synapses”, Vincent Gontier s’empare du papier journal et de l’acier sans commune mesure.

« Je ne suis pas le témoin, ni l’historien, mais l’artiste touché par la violence du monde ».

Depuis la fin des années 80, je poursuis une recherche plastique autour du rapport de l’acier et du papier. En particulier le quotidien papier.
La fragilité et la résistance
L’accumulation et les strates
Le montré et le caché
L’industrie, l’architecture
L’humain et sa condition
La légèreté et la contrainte.
La structure et le chaos
La matrice et l’empreinte
http://www.sculpture-presse.fr

Exposition Poetry of glitches, Imre Sofalvi au Vog-Fontaine

Poetry of glitches
Imre SOFALVI
Exposition du samedi 25 avril au samedi 4 juillet 2026

Le travail d’Imre Sofalvi ne se regarde pas seulement, il s’habite. Ses images n’imposent pas un récit : elles ouvrent un espace où quelque chose vient résonner en nous.

Artiste hongrois basé à Pécs et formé à l’Université Janus Pannonius, Imre Sofalvi développe une pratique singulière à partir d’anciennes cartes géographiques qu’il collecte et transforme par le dessin, la peinture et le collage.

Ces cartes, conçues à l’origine pour nous orienter dans le monde extérieur, deviennent entre ses mains des territoires d’introspection. Figures humaines, animaux et objets émergent du relief cartographique ou s’y fondent doucement, comme si ces surfaces portaient déjà la trace d’un paysage mental. Le dehors se retourne alors vers le dedans : la carte cesse d’être un outil de repérage pour devenir un espace où l’on explore ce qui nous traverse.

Ses images invitent à ralentir, à suspendre un instant le mouvement du monde. Là où l’on attend un regard, apparaissent parfois des yeux sans regard ; là où l’image devrait expliquer, elle laisse place au mystère. Ces vides deviennent des espaces de projection où le spectateur dépose ses souvenirs, ses désirs ou ses inquiétudes. Ce que l’on croit observer finit par nous observer en retour.

Ces images n’imposent pas de sens : elles appellent une résonance intérieure. Elles réveillent quelque chose qui existe déjà en nous.

Dans cet univers peuplé de figures hybrides et de créatures étranges, quelque chose ressemble à un langage. Ces présences agissent comme des intermédiaires silencieux, des messagers à travers lesquels l’artiste laisse circuler une voix plus intime. Elles portent des fragments d’histoires, des émotions brutes, des souvenirs diffus, comme si l’image devenait une manière de dire ce qui ne peut pas toujours être formulé autrement.

Son dessin, d’une grande précision, porte pourtant une tension constante. Sous la maîtrise du trait surgissent des décalages, des anomalies, des « bugs » visuels qui fissurent l’apparente harmonie de l’image et laissent apparaître les zones plus secrètes de l’être.

Au VOG, Imre Sofalvi présentera une série de peintures et de collages réalisés sur des cartes anciennes, ainsi qu’un ensemble de risographies où une même image se décline en différentes couleurs, révélant par la variation que rien n’est jamais totalement figé.

La nostalgie traverse l’ensemble de son œuvre comme une mémoire souterraine reliant le présent à quelque chose de plus intime. Les fragments de textes qu’il glisse parfois dans ses images participent de ce même mouvement : poétiques et énigmatiques, ils ouvrent un espace où chacun peut reconnaître quelque chose de lui-même.

Dans une époque saturée de vitesse et de bruit, les œuvres d’Imre Sofalvi instaurent un silence dense et habité. Elles nous invitent à regarder autrement et à explorer notre propre paysage intérieur.

Peut-être est-ce pour cela que ses images continuent de nous accompagner longtemps après les avoir quittées : elles semblent porter la trace d’un regard qui connaît intimement la complexité d’être au monde.