Exposition Drop, à la Halle de Pont-en-Royans

DROP, Robberto et Milena Atzori
Exposition du 16 avril au 29 juin 2024
Vernissage samedi 13 avril à 18h en présence des artistes

Depuis 2017, Robberto et Milena Atzori développent un travail artistique en binôme. Leur pratique est résolument protéiforme et mêle différentes techniques, telles la peinture et la sculpture, à des procédés issus du savoir-faire artisanal comme la broderie ou l’assemblage textile. Leurs œuvres résultent d’une émulation créatrice constante et partagée, bien que les deux démarches individuelles conservent toute leur autonomie et complémentarité. Les artistes transmettent, au public, la même effervescence à l’œuvre durant le processus créatif, à travers les formes symboliques, évocatrices ou librement interprétables, qu’iels produisent. Leur travail, souvent installatif et monumental, cristallise donc cette multiplicité.

Pour leur première exposition personnelle dans un centre d’art français, les artistes proposent un parcours immersif et narratif, à l’allure allégorique et peuplé de chimériques. Iels ouvrent à une réflexion sur le temps du vivant et celui du minéral.
L’exposition est essentiellement sensorielle. Impliquant le corps des visiteur.ices au même titre que leur ressenti le plus instinctif, le duo Atzori les invite à pénétrer dans un espace fantasque, façonné par l’érosion de l’eau. Ce milieu souterrain leur permet de soulever des questions sur notre « être au monde » tout comme d’aborder la fugacité de l’existence humaine dans une chronologie terrestre à la durée incommensurable. Adoptant une approche sensible aux œuvres, le public parcourra un environnement surréaliste qui, peut-être, initiera une exploration introspective dans la vie réelle.

Visite des amis à l’atelier de Monique Deyres

Les Amis du Magasin ont reçu un accueil très chaleureux de Monique Deyres dans son atelier de Voiron. 
Ce rendez vous avait lieu à l’occasion du passage de l’artiste dans la région (elle vit et travaille aujourd’hui à Toulouse) pour la sortie d’un splendide ouvrage retraçant la carrière de Monique Deyres.

L’artiste nous a commenté les 95 premières pages de son livre, dont des projections étaient présentées.
De 1989 à 2023, l’artiste a présenté en France et dans le monde des installations à Voiron, Aoste, Budapest, Grenoble, Échirolles, Paris, Mons, Pont-en-Royans, Annemasse, Douarnenez, La Côte-Saint-André, Feurs, Bourg-les-Valence, Annecy, Arles, Kyoto, Toulouse, La Tronche, Cahors, Tarbes.

Ce qui nous a tous frappé au cours de ces trois heures d’échanges, c’est la cohérence du travail, la profondeur du sillon tracé par Monique tout au long de sa carrière.
Le travail accompli est considérable pour maîtriser jour après jour, saison après saison,  la construction d’œuvres peintes à partir des jus de plantes, des fleurs, la réalisation de plantations en bacs, sur grilles, sur toiles d’œuvres d’une ingéniosité et beauté « bluffantes ».
Monique est avant gardiste depuis le début de ses expositions.
Elle explicite son parcours artistique par l’intérêt qu’elle porte à la relation entre l’espace, le temps, la mémoire.
« Rien ne se perd, tout se transforme » aime t elle dire.
Des feuilles de livres brulés, témoignage d’un incendie de maison familiale, trouvent ainsi leur place dans une composition ;  des pétales constituent un revêtement de peinture fixée par de la cire d’abeille ; des pommes habitent un espace autour de leur arbre pour conter le temps de leur décomposition ; les pelures de pommes construisent un rideau ; des fleurs de toute beauté envahissent une multitude de caissons, un par jour de l’année.
Ce monde conté par l’artiste titille l’esprit et tous les sens. 
L’artiste, aidée en cela par la technique d’un photographe attitré qui l’a accompagné durant toutes ces années (voir dans le livre), a restitué en 25 ans de travail des moments parfois éphémères, saisis à l’instant désiré, comme ces germinations dont la photo constitue la couverture du livre.
Monique Deyres qui est collectionneuse, chercheuse infatigable de nouvelles peintures de fleurs et plantes est infatigable pour trouver tout au long de sa vie de nouvelles formes.
Du minuscule au gigantesque l’artiste nous donne à voir la nature dans sa diversité et sa force esthétique.
La rencontre a enchanté le groupe d’amis du Magasin.

Le livre est disponible à Grenoble à la librairie du Magasin, à la librairie du Square et bien évidemment à Voiron à la librairie « Au bord du jour »

Le site de Monique Deyres :
https://www.monique-deyres.fr/
Le documentaire réalisé par Gaspard Mathevet sur le travail de Monique Deyres :

Vernissage de Misc(1) au Magasin

Misc (1)
Un projet de Giselle’s Books, d’après les archives du Magasin
Exposition du 6 mars au 26 mai 2024
Vernissage le mardi 5 mars 2024, de 17h à 19h30, entrée libre

Dans cette nouvelle exposition, la galerie expérimentale se transforme en annexe d’imprimerie, dans laquelle se déploie Misc(1). 

Ce premier numéro de Miscs, programme éditorial créé par Giselle’s Books, s’appuie sur le fonds de publications du Magasin CNAC et déploie ses contenus avec un engagement pour des pages marginalisées par le temps. Par l’assemblage et à travers une installation participative, cette archive et son histoire entrent en mouvement, s’offrent à la relecture. 
Ce projet est né d’une résidence de recherche dans les archives éditoriales du Magasin CNAC, réalisée par Lucas Jacques-Witz entre 2022 et 2023, dans une démarche de réactivation des contenus publiés, en lien à l’histoire du centre d’art. 

Fondé en 2020 à Marseille par Lucas Jacques-Witz et Ryder Morey-Weale, Giselle’s Books est un projet de recherche dédié aux formats éditoriaux s’étendant à travers des programmes publics, des expositions, des résidences, une archive physique et un fonds d’acquisition. 
Lucas Jacques-Witz est chercheur, commissaire et archiviste.

Présentation du livre de Monique Deyres au CAUE de l’Isère

Rencontre et dédicace

Le CAUE de l’Isère propose un temps de rencontre et d’échange avec l’artiste, qui présentera son ouvrage fraichement édité Autour du jardin -Transformations silencieuses

Jeudi 29 février 2024, à 18h au CAUE de l’Isère, 17 rue Hébert à Grenoble

Cet ouvrage monographique témoigne des gestes complices et respectueux qu’elle a avec la nature, une démarche que le CAUE suit depuis de nombreuses années avec attention.


L’occasion de la sortie du livre-récit de l’ensemble de l’œuvre de Monique Deyres, qui puise dans le végétal et les paysages sa matière à créer, nous donne l’occasion de nous interroger sur le regard intime que chacun pourrait porter sur son environnement du quotidien ou plus largement sur son cadre de vie.

Elle nous montre une nature ordinaire pourtant insoupçonnée, parfois magique ou enchanteresse pour peu que l’on prenne le temps de se poser, de s’attarder, de percevoir l’évidence du déjà-là… Monique Deyres recrée des paysages et des géographies éphémères.

Elle a su développer en quelques trente années une pratique artistique laborieuse, lente, exigeante, perfectionniste pour donner le temps à la Nature de se révéler par des processus simples et savants à la fois. La saisonnalité, les cycles du vivant de l’éclosion à la mort, imprègnent toute son œuvre.

Son livre retrace ses inspirations et ses explorations qui ont pris les formes les plus inattendues pour nous dévoiler la diversité et la beauté du Vivant.

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Exposition 13π tour de piste à la TEC – Voiron

13 pi, tour de piste exposition de Céline Chicote, à la Théorie des Espaces Courbes, à Voiron
Exposition du 17 février au 17 mars 2024, les mercredi vendredi samedi et dimanche, de 14h30 à 18h

Vernissage le samedi 17 février à partir de 18 heures
Rencontre avec l’artiste le dimanche 18 février de 10h à 12h, elle y évoquera son parcours et développera les raisons du travail très particulier qu’elle a imaginé pour la TEC
Conférence de Fabrice Nesta : La peinture dans tous ses états dimanche 17 mars de 10h à 12h.

Céline Chicote nous invite à voyager dans une toile de 42 mètres de long, l’équivalent d’un tour de piste de cirque. En effet, quels que soient le lieu de la représentation et le nombre de spectateurs, le diamètre de cette piste sera toujours de 13 mètres. Il est lié à la longueur de la chambrière de l’écuyer‧e qui, placé‧e au centre, dirige l’allure des chevaux.
Cette constante permet aux artistes de garder des repères immuables dans le temps et dans l’espace.
Aussi immuable que la nécessité pour les humains de se déplacer, comme le font les peuples nomades et les circassiens.
La question du déplacement est centrale dans ce travail : Il ne s’agit pas de regarder une succession d’images, mais d’évoluer à l’intérieur de cette peinture, où les personnages en mouvement font écho à notre propre mouvement et d’accéder, par cette expérience intime, à une forme d’universalité.

Céline Chicote vit à Toulouse, elle expose généralement dans des lieux ouverts au grand public.
Sa pratique artistique fait autant appel au travail manuel et à un savoir-faire transmis, qu’au travail intellectuel propre à la création artistique.
Elle fabrique des images pour représenter le corps et son mouvement dynamique. Les temps de réalisations sont visibles dans sa peinture, tout est encore présent, le fond, le crayon, l’ébauche, les différentes matières. Elle transforme et redonne à voir des moments arrêtés, souhaitant retenir ces instants suspendus tout en captant le mouvement et ses contradictions : l’acharnement et l’abandon, l’équilibre et le déséquilibre, la soumission et la confiance, l’apparence et la réalité.
Les modèles qui inspirent son travail sont issus de la danse et surtout du cirque contemporain.
https://www.instagram.com/celine.chicote/

En complément, vous pouvez consulter l’article d’Édouard Schoene sur la rencontre du 18 :
https://travailleur-alpin.fr/2024/02/22/voiron-immense-toile-de-celine-chicote-exposee-a-la-tec/

La Théorie des Espaces Courbes
13 avenue Gambetta, 38500 Voiron
06 62 56 71 04
contact@la-tec.fr

Visite de l’atelier de Jean-Pierre Angei

Samedi 20 janvier Jean-Pierre Angei nous a ouvert les portes de son appartement-atelier.
Nous étions une dizaine, à découvrir ses œuvres pour les uns, à revoir une série de photos pour les autres.
Le photographe parle avec beaucoup de finesse, de délicatesse de son travail.
Il précise à plusieurs reprises que des photos murissent parfois dans sa tête plusieurs années pour devenir séries, éléments d’exposition.

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Avec générosité il nous a montré toute une série de photographies qui ont fait l’objet d’expositions et qui demeurent en attente d’un projet, d’une édition… Pendant les deux heures de visites, certaines photos, imprimées sur papier ultrafin ont sensiblement changé de par l’éclairage.
Une montagne, une main, ont ainsi révélé leurs complexités, leur splendeur.
Pour ce qui me concerne, la série « altérité » m’a beaucoup intéressé et troublé.

Tiré de son site, cette présentation de ces photos :
« Dans son atelier Catherine trace, coupe, assemble, épingle, pique, surpique, drape, retouche cette matrice faite de Tweed, mohair, lin, drap de laine natté serré, taffetas, crêpe de soie et bien d’autre jacquard pour donner vie à un ensemble de pièce unique. Je n’ai pas cherché à photographier un produit mais à mettre en évidence un caractère, une singularité propre à chaque vêtement. Quand je photographie une personne j’essaie de capturer un instant d’abandon, de fragilité car je pense que c’est dans cette fragilité que ce trouve un lien humain universel. Pour ces portraits de vêtements, j’ai donc cherché à supprimer une fonctionnalité. Dans mon studio je les regarde suspendus devant leur propre matière et là un dialogue silencieux, cérémonieux fait de gestes s’installe, j’arrange un col, une manche, un volume par ci, un creux par là, je plie, je caresse, je lisse, je scrute, il tourne sur lui même, je photographie, je cherche là aussi ce moment juste, ou il se donne dans sa fragilité. Ce travail n’est pas un sujet sur la mode mais il fait écho à ma recherche sur notre propre image il questionne notre rapport au monde, ces vêtements photographiés devant leur propre matrice est un renvoie à notre peau et à la relation entre soi et l’autre.»

En avril dernier Jean-Pierre Angei exposait à Bordeaux.
Le texte de présentation de l’exposition résonne avec les paroles que nous a prononcées l’artiste (mots soulignés par nous) :
« Jean-Pierre Angei œuvre depuis des années à mettre en valeur l’humain dans ce qu’il a de plus épuré, entre l’être et le paraître, il s’attache plus à l’être dans ses portraits. En écho il photographie des histoires de lieux et de paysages habités, façonnés par l’homme et comme lui, traversés par le temps. Il parle d’une terre du bout du monde. Ce n’est juste qu’un petit bout mais qui reflète assez bien à une échelle de temps différent, un cycle de vie.

 Avec émotion nous avons revu des œuvres présentées ailleurs comme les fleurs au château de la Veyrie à Bernin (2023) ou de magnifiques portraits.

La richesse de cette visite nous a donné envie de voir rapidement une nouvelle exposition de l’artiste (qui sera accueilli au VOG, à Fontaine en 2025) et de poursuivre les riches visites d’ateliers d’artistes.

Édouard Schoene

Photos : Édouard Schoene, Raoul Lemercier

Visite de l’atelier de Jean-Pierre Angei

L’association les « Amis du Magasin » invite ses adhérents à une nouvelle visite d’atelier d’artiste.

Rencontre avec Jean-Pierre Angei, photographe
Samedi 20 janvier à 14 h à Grenoble

S’inscrire auprès de François Mondot qui vous précisera le rendez vous,
(de présence par courriel à contact@amisdumagasin.com, ou au 06 31 09 53 72)

Jean-Pierre Angei était présenté dans le projet Paysage Paysage  :
https://paysage-paysages.fr/artiste/angei-jean-pierre
Son portfolio  : https://www.jeanpierre-angei.com/

Jean Pierre Angei est un photographe franco-italien, né à Marseille en 1968. Il vit et travaille à Grenoble. Sa photographie s’inscrit dans une démarche documentaire à la frontière du courant humaniste. Il répond aussi bien à des commandes, institutionnelles, ou d’entreprises. Ses projets photographiques ont fait l’objet de plusieurs expositions dont celle aux rencontres internationales de photographie d’Arles en 2009 et Le BAL à Paris en 2011.

« Mon travail personnel interroge les lieux et les gens. Comment un lieu évolue dans le temps, comment se décline-t-il . Sa relation aux gens, qui est faite par qui. Un lieu se fait à travers nous et nous à travers lui. Je recherche l’abandon qui est pour moi un mouvement, il est ce moment de recueil, de réflexion sans ambages, il est là et ailleurs. Dans mes paysages se dégage une empathie : parfois, je les regarde des années pour un jour les redécouvrir et les photographier sur plusieurs mois, pour voir leur changement et proposer le mien. Lors d’une commande de portraits de maraîchers de l’Estacade, je me suis retrouvé comme face à mes paysages, je les connaissais pour y faire mon marché, mais il m’a fallu trois mois pour les reconnaître et être aussi reconnu… Mes photographies sont aussi ces lieux que l’on trouve sans intérêt, où le rien domine, mais on est là et de ce rien, on peut toujours trouver et en sortir une satisfaction. »

Rencontre avec Monique Deyres

Les Amis du Magasin vous invitent à une rencontre le samedi 2 mars 2024 à Voiron dans l’atelier de Monique Deyres.
L’artiste nous présentera son livre qui paraitra dans quelques semaines :
Monique Deyres / Autour du jardin / transformations silencieuses

Cet ouvrage est né de la complicité de l’artiste, Monique Deyres et de Philippe Bidaine, historien d’art.

Née en Languedoc, Monique Deyres vit et travaille entre Voiron en Isère, et Toulouse en Haute-garonne. Après des études d’histoire à l’université du Mirail à Toulouse et deux ans d’enseignement d’histoire-géographie au lycée français de Mexico de 1974 à 1976, elle entreprend une formation de formateurs à l’école supérieure d’art de Grenoble de 1983 à 1986.
Elle devient membre fondateur l’association Traces – Écarts pour la promotion des arts plastiques et de l’art contemporain.

De 1991 à 1994 elle enseigne les arts plastiques au lycée français français de Budapest en Hongrie et à partir de 1995 elle se consacre pleinement à son travail de plasticienne. Elle séjourne à Stockholm en Suède entre 2000 et 2001 ainsi qu’à Barcelone en Espagne entre 2008 et 2009. En 2014 elle revient habiter sa maison natale près de Toulouse.
https://www.monique-deyres.fr/

Philippe Bidaine, sociologue de formation, après quelques années d’activités journalistiques, rejoint en 1972 l’équipe de préfiguration du centre Beaubourg (futur centre Pompidou) en tant que responsable des relations publiques auprès du président Robert Bordas. Dès l’ouverture du Centre en 1977, et jusqu’en 1981, il en assure la direction des services de communication.
En 1981, il est nommé directeur des Éditions du centre Pompidou, structure qu’il conduira jusque’ son départ de l’institution en 2005.
Parallèlement il sera professeur invité de plusieurs universités en France et à l’étranger, et professeur titulaire à l’université de Cergy-Pontoise. Observateur de la création artistique contemporaine, on lui doit plusieurs essais et ouvrages, regard attentif et prospectif sur l’art en train de se faire.

Nombre de places limité, inscriptions auprès d’Édouard Schoene
edouard@schoene.fr

Première rencontre apéritive des amis du Magasin

Les Amis du Magasin inauguraient le 25 novembre au Magasin leur première « rencontre apéritive des amis du Magasin ». L’objectif de ces rencontres est d’inviter à débattre autour d’une personnalité, d’un sujet.

Ce rendez vous s’est organisé autour d’Hubert Gaillardot, ami du Magasin qui nous contait il y a quelques mois :
« En fouillant dans mes archives j’ai découvert un document que j’avais réalisé pour la Municipalité de Grenoble de l’époque, et dont le titre était : UN GRAND PROJET A VOCATION NATIONALE ET INTERNATIONALE A GRENOBLE POUR LES ARTS PLASTIQUES ET LA CRÉATION CONTEMPORAINE » 

Devant une vingtaine de participants, le récit de cet événement a été présenté par l’un des acteurs de cette rencontre de janvier 1983 avec en introduction quelques rappels historiques d’Agnès Bourdais, liés aux années 80 et à l’avènement d’une politique culturelle forte (culture : 1 % du budget de l’Etat).

Urbaniste, je travaillais à l’agence d’urbanisme de Grenoble, sur le POS (plan d’occupation des sols) et sur l’aménagement de la caserne.
Au début de l’année 1983 se profile une rencontre ville de Grenoble-Ministère de la Culture dont l’objet est d’examiner le devenir du musée de peinture et la perspective d’un centre d’art contemporain. 


Hubert Gaillardot nous montre le document qui a été produit pour cette réunion. Il précise :

Il ne reste à ma connaissance aucune trace de ce document, qui n’a pas été archivé.
Cette réunion a été programmée dans un délai très court ce qui fait que nous avions quinze jours pour imaginer à quelques un des emplacements possibles pour un futur musée de peinture avec des idées de volumes de bâtiments pour 30 000 m² de plancher. 
Depuis longtemps la ville de Grenoble voulait un nouveau musée. En 1971 fût envisagé un projet de nouveau musée sur la plateforme sommitale de la Bastille, projet très vite enterré vus les coûts énormes.

Jusque dans les années 60 le musée de Grenoble avait la plus belle collection d’art moderne de France, le premier musée de France à avoir acquis un Picasso (en 1921).

Dans cette réunion tenue il y a quarante ans, deux positions différentes s’affrontaient. 

Le ministre Jack Lang cherchait quelque chose d’emblématique en province, le fameux CNAC (centre National d’Art Contemporain). L’équipe municipale de Grenoble (Hubert Dubedout maire) défendait l’idée d’un lieu unique pour un espace regroupant un nouveau musée et un CNAC avec un seul directeur, un service d’accueil,… Il fut même imaginé de maintenir le musée place de Verdun et d’implanter le CNAC sur l’espace du Ministère des Armées à proximité.

MM. Rizzardo, adjoint à la culture et Pierre Gaudibert, directeur du musée étaient prêts à donner la collection du musée à l’Etat si le financement du nouveau complexe musée-CNAC était financé par État au niveau de 80%. La réponse du ministère a été nette : un musée national ne peut être qu’à Paris. Pourtant le prix du m² à Paris était dix fois celui de Grenoble.
Aucune décision claire n’est sortie de la réunion 
.
Quelques mois plus tard les élections municipales du printemps ont marqué la fin de l’équipe municipale de gauche, battue par la liste conduite par M. Alain Carignon.

L’échange qui a suivi a permis d’évoquer la création du Magasin, son ouverture en 1986, quelques personnalités qu’a bien connu Hubert Gaillardot dont Jean Verlhac, adjoint à l’urbanisme et Pierre Gaudibert, sociologue de l’art, directeur du musée.

La rencontre s’est terminée autour d’un buffet alimenté par les participants

Exposition Julien Creuzet


Oh téléphone, oracle noir
toutes les personnes écrans miroirs
filent les images tactiles oh vas-y voir les nuages du soir

téléphone maison 
téléphone maison

dans l’immensité, dans la voix lactée 
toute la 3G de la cité
dans tous les flux on s’est croisé 

oh mon amour oh mon crash test 
oh mon amour
oh à toute vitesse un sms
oh à toute vitesse un sms

Exposition personnelle de Julien Creuzet accompagné de Phoebe Collings-James, Christina Kimeze,
Manuel Mathieu, Bruno Peinado et Chloé Quenum

Commissariat : Céline Kopp et Cindy Sissokho 
Exposition du 17 novembre 2023 au 26 mai 2024
En partenariat avec la Fondation d’entreprise Pernod Ricard et avec le soutien de l’Institut français.


Ailleurs est ce rêve proche, de murmures d’eaux confiantes (…)
Exposition collective
avec Thomas Besset, Sofía Bonilla Otoya et Nina Jayasuriya
Commissariat : Alexia Pierre
Exposition du 17 novembre 2023 au 25 février 2024


Vernissages le jeudi 16 novembre 2023 à partir de 18h30