Samedi 10 octobre, nous nous sommes retrouvés à La Mure, pour y rencontrer Myriam Kimché, artiste dont nous avions pu découvrir le travail singulier en mars 2025 lors de sa double exposition à Grenoble.
Vivant à Pierre-Chatel, elle occupe au sein d’un collectif d’artistes (dont fait aussi partie Manon Weiser), un atelier nommé Grand matin, installé dans une grande maison derrière la mairie de la Mure. Et dans cet atelier, on y trouve tout ce dont elle a besoin pour s’exprimer. En effet, après un master en image imprimée à Bruxelles et un bachelor en bande dessinée à St-Luc, à Liège, Myriam Kimché a aussi étudié la céramique à l’Istituto Flora de Turin. On y trouve donc des presses, un tour, un four, et de quoi sérigraphier, imprimer, découper.
Myriam développe un travail aux confluences de l’univers narratif du papier, avec des techniques très diverses, allant du dessin au papier découpé en passant par la gravure, des impressions monotypes à partir du fruit de ses récoltes, en ce moment les feuilles d’automne et de celui, immersif, du volume avec des céramiques troublantes, comme ces couteaux, marteaux, et divers objets contondants qu’elle avait allaités de son lait maternel.
Nous y avons passé un excellent moment, et nous la remercions pour son accueil chaleureux, sa joie communicative et son enthousiasme.
Le 12 octobre nous avions rendez vous avec l’artiste Alexis Bérar, que nous vous avions présenté dans cet article. Nous nous sommes donc retrouvés en fin de matinée, sous un soleil radieux une demi-douzaine d’amis du Magasin, au-dessus du Freney-d’Oisans pour explorer en sa compagnie son terrain de jeu. Alexis s’intéresse en effet depuis plusieurs années aux interactions entre l’homme et le territoire, interactions dont il traque les traces, parfois infimes, souvent accidentelles ou imprévues, et dont il perçoit avec sensibilité la poésie.
Nous avons donc randonné sur un petit circuit ponctué de nombreuses haltes, chacune étant l’occasion, à partir d’une trace, d’un caillou, d’un objet, ou d’une maison de nous interroger sur nos façons d’habiter la montagne, de l’exploiter, d’en profiter.
Pendant la pause repas, chacun ayant apporté son pique-nique, Alexis avait déployé une petite installation nous exposant le fruit de ses récoltes, et une sélection de ses travaux en rapport avec ce territoire.
À l’heure de nous quitter, quatre heures plus tard, nous réalisons que nous n’avons pas vu le temps passer.
































