L’Envers de Pentes, restitution de résidence 2025 au CAB

Le Centre d’art Bastille accueille l’association l’envers des pentes les 7 et 8 février 2026 dans le cadre de leur restitution de résidence 2025 
Exposition collective & multiples visibles de 11h30 à 17h
Vernissage en présence des artistes
Performances de Romy Alizée, Moun Bonnet et Maelys Faure le samedi février à partir de 11h30

Infos pratiques :
Accès au Centre d’art Bastille à pied, en téléphérique (au tarif habituel) ou en voiture

L’association l’envers des pentes a été créée en 2018 sur l’impulsion de Marion Wintrebert dans le but de concevoir et produire des projets artistiques et culturels inscrits dans les territoires de montagne. Ainsi, elle met en place un programme de résidences d’artistes en refuges, mettant à disposition des artistes invités des moyens humains, techniques et financiers, afin de pouvoir mener à bien leur projet de recherche et de création. 
l’envers des pentes tend également à valoriser et diffuser les résultats de ces résidences auprès des habitants du territoire par le biais d’éditions, d’expositions, de rencontres, ou encore d’ateliers.

Durant l’été 2025, l’association a de nouveau permis à huit artistes de s’installer quelques temps en refuges : une incitation à s’immerger dans la réalité concrète et physique de ces lieux spécifiques afin d’ancrer leur pratique dans le territoire du Parc National des Ecrins et d’en proposer une lecture singulière. 

Les artistes résidents ont donc profité de cette base comme d’un observatoire afin de développer un projet de recherche et de création, mais également d’être présent, de regarder et amener à regarder différemment, de partager leurs recherches, leurs questionnements et leurs tentatives avec l’équipe du refuge et les habitants d’une nuit. 

l’envers des pentes propose plusieurs restitutions de ces résidences, sous forme de Multiples d’artistes, de performances et d’une exposition collective.

Avec les œuvres de : Romy AlizéeMoun BonnetAngélique BuissonMaelys FaureAnna HolveckÉtienne Mauroy et Lorette Pouillon.

Commissariat d’exposition et scénographie : Marion Wintrebert et Carol Landriot

Plus d’infos…

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Lancement du livre « L’école du magasin, Parlons Pratiques » à l’ESAD

rendez-vous le jeudi 29 janvier 2026 de 17h30 à 19h, à l’ESAD Grenoble, pour un moment de conversation autour du tout nouvel ouvrage L’École du Magasin. Parlons Pratiques, paru à l’automne dernier aux éditions du Magasin CNAC.

Parlons Pratiques ouvre une réflexion collective sur le potentiel de renouvellement d’un programme de formation curatoriale, tel que celui de l’École du Magasin inauguré en 1987, réunissant pour ce faire les voix situées de commissaires d’exposition, médiateur·rices, enseignant·es, militantes, artistes et agroécologistes qui s’investissent dans la création et le maintien de centres d’art, d’initiatives pédagogiques, de résidences d’artistes ou d’espaces collectifs de rencontre et de production.

Au fil de conversations, d’entretiens et de textes écrits spécifiquement pour cette publication ou republiés pour l’occasion, l’idée est de faire dialoguer des pratiques partageant des préoccupations similaires, qui se manifestent au travers de méthodes et de formes diversifiées, et ce, dans des contextes aussi éloignés que parfois perçus comme opposés. 

Parlons Pratiques s’inscrit ainsi dans la perspective de donner la parole là où des pratiques prennent forme par le faire : autant de réflexions sur ce que pourrait être l’École du Magasin aujourd’hui – un espace d’attention, de transmission et aussi de positionnement vis-à-vis des enjeux contemporains. 

Le livre est le fruit d’une collaboration avec Anna Colin, initié en 2022, dans le cadre de la réouverture du Magasin CNAC et de la programmation de Céline Kopp. 

Textes de Mikaela Assolent, Teesa Bahana, Lucie Camous, Anna Colin, Marie de Gaulejac, Fernando García-Dory, Hugo Hopping, Valérie John, Céline Kopp, Marine Lang, Laurence Perrillat, Cindy Sissokho, et Marion Wintrebert.

Viste de l’atelier d’Yves Monnier

Ce lundi 20 janvier nous étions une douzaine d’amis du Magasin à nous retrouver à Saint-Romans pour la visite de l’atelier d’Yves Monnier. L’espace Vallès en 2010, la conciergerie à La Motte Servolex et le Magasin en 2017, et le VOG en 2024 l’avaient déjà sollicité et exposé.

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Petit compte-rendu à plusieurs voix :

Sylvie :
J’espère me faire la porte-parole du groupe en affirmant que cette rencontre a été une parenthèse « enchantée ». Sensibles, intelligentes et belles, (certains penseront que ce dernier qualificatif est suranné mais je l’assume entièrement) voire émouvantes pour certaines, aucune de ses œuvres ne laisse indifférent.
Yves possède des qualités rares qui vont du talent à une forte réflexion sur notre époque actuelle ainsi qu’un lien avec les populations qu’il rencontre et certains scientifiques avec lesquels il peut coopérer.

Martine :
C’est une histoire d’amour entre un japonais et ses vaches …
Après la catastrophe de Fukushima les éleveurs de bovins qui étaient installés a proximité de la centrale ont été contraints par  le gouvernement japonais d’attacher leurs vaches dans leurs étables et de les abandonner là, afin que contaminées elles ne divaguent pas sur les terres alentour .
Masami Yoshizawa ne supportant pas de laisser ses animaux mourir de faim ainsi, a forcé les barrages et a réussi à obtenir un permis spécial lui permettant de vivre dans la zone interdite pour y nourrir ses bêtes et leur permettre d’avoir une fin de vie digne. Ayant eu connaissance de cette histoire, Yves a contacté M. Yoshizawa pour lui demander de lui envoyer
, aidé par la photographe japonaise Sayuri Arima des clichés de chacune de ses vaches, et c’est à partir de ces photos qu’Yves Monnier a commencé cette spectaculaire série dans laquelle il altère avec une grande délicatesse la photo dorigine : à l’aide de pochoirs, il dépose des couches de pigments, de goudron, de matières qui nous permettent de voir, de ressentir mieux que ne le feraient les discours scientifiques la douleur profonde provoquée par cet accident nucléaire.

Pierre :
Merci pour cette visite et très belle rencontre.
En dehors de la thématique « pointue » de cet artiste, l’originalité et la complexité des ses œuvres se croisent avec sa grande simplicité et son sens du partage … et cette nouvelle position sur la nature, ses dangers sans angoisser du moment 
.

Édouard :
Yves Monnier, plasticien nous recevait le 20 janvier, dans son atelier.
Son travail sur le climat est de pleine actualité avec l’exposition Strates, présentée du 8 février au 1er mars au musée de Grenoble, en partenariat avec l’Hexagone de Meylan dans le cadre de la biennale Experimenta. Le collectif Strates est composé d’Yves Monnier, et de Laure Brayer, architecte, Marc Higgin, anthropologue, et Olivier Labussière, géographe.

Ce projet est né de la rencontre entre Yves, et des chercheurs et chercheuses travaillant sur l’expérience sensible des milieux de vie dans l’anthropocène.
Le nom Strates résulte de cette couche matérielle, parfois support pour le vivant, qui résulte d’un geste collectif, humain et non-humain : de quoi une strate est-elle le témoignage ? Comment notre société réagit-elle face aux strates qu’elle coproduit ? Comment observer sa lente constitution dans un lieu donné ?
Pour rendre visible l’invisible, l’artiste travaille à partir de pochoirs appliqués sur des plaques de Fermacell, sur lesquels se déposent pollens, particules, feuilles et sable. Après un temps de dépose en extérieur, le négatif de l’image est décollé pour en révéler un positif atmosphérique. L’image interroge et fait parler. Elle rend visible ce que l’on respire.

Avec une grande gentillesse, l’artiste a développé dans les détails la démarche qui a abouti à l’exposition qui ouvrira dans quelques jours.

Le groupe a aussi découvert toute une série d’œuvres présentées en particulier à l’espace Vallès et au Vog récemment. Les coulisses de la création (atelier pour réalisation de sérigraphies, dans le respect de l’environnement) étaient précieuses pour comprendre la démarche technique et artistique.

La découverte, ou redécouverte de la série des Vaches de M. Yoshizawa – œuvres présentées il y a dix ans au Magasin – fut un choc.

Le groupe a apprécié de bénéficier d’une série d’explications en particulier sur des séries récemment exposée : Pilotis, Hors saison, Greta.

Signalons la revue Terrains, n°80 (2024) qui consacre un ouvrage « aux franges du phénoménal » dans lequel un article passionnant est consacré à l’équipe qui travaille avec Yves Monnier : « Ouvrir les sensibilités à l’atmosphère »

https://yvesmonnier.com/
https://yvesmonnier.com/les-vaches-de-monsieur-yoshizawa
https://yvesmonnier.com/strates/

Biennale d’art contemporain de Venise

À quelques jours du voyage d’un groupe d’une vingtaine d’adhérents des amis du Magasin à Venise,
Céline Kopp, directrice du Magasin, co-commissaire du pavillon Français à la biennale recevra les Amis du Magasin, pour une présentation du pavillon le jeudi 3 octobre de 16h30 à 17h30.

Céline Kopp, Julien Creuzet, Cindy Sissokho, photo Jacopo la Forgia – Institut Français)

L’ailleurs est à 100 m, restitution au Vog

L’ailleurs est à 100m
Installation artistique du 30 avril au 4 mai par Amandine Meunier et Marie-Hélène Gendrin. 

Rencontre avec les artistes : samedi 4 mai 16h
La résidence artistique Nomadistan 2024, est initiée et portée par Médiarts avec les artistes Amandine Meunier, Marie-Hélène Gendrin et la participation des collégiens d’établissements scolaires de Grenoble et Fontaine