Exposition Gaël Davrinche à l’espace Vallès

Exposition du 21 mars au 25 avril 2026
Vernissage le samedi 21 mars à 18h
Gaël Davrinche est un peintre français né en 1971 qui vit et travaille à Montreuil. Diplômé de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2000, professeur de dessin contemporain et de peinture aux Ateliers de Sèvres depuis 2007, il mène depuis lors une carrière artistique internationale, collaborant à des expositions aussi bien en Europe (France, Italie, Allemagne, Belgique, Royaume-Uni, Suisse, etc.) qu’en Asie (Chine, Hong Kong, Corée du Sud). L’œuvre prolifique de Gaël Davrinche, qui se décline sous la forme de peintures, dessins, sculptures ou encore estampes, réinvestit principalement les genres classiques du portrait et de la nature morte dans un dialogue plastique entre la tradition et la déconstruction complète de cette dernière.
https://davrinche.com/
https://www.espacemartiningo.fr/
Gaël Davrinche, « J’ai débordé pour voir plus grand »
J’ai débordé.
Non pas par erreur. Non pas par maladresse. Mais pour voir ce qu’il y avait au-delà.
Au-delà du contour. De la consigne. Du cadre, de la représentation.
J’ai débordé pour voir ce qu’il y avait au delà de la ligne.
Si colorier, revient à obéir, déborder s’aventure à chercher, à déplacer, à remettre en question.
Là où la couleur glisse, quelque chose se libère: Un frisson, un souffle, un désordre vivant.
Déborder, c’est désobéir sans faire de bruit.
C’est un refus doux, un élan sans excuse, un départ pour ailleurs.
C’est l’enfance qui résiste comme elle respire sans le décider.
Cette exposition s’adresse à celles et ceux qui n’ont jamais voulu rester dans les lignes.
À ceux qu’on a désigné comme distraits, agités, à côté du sujet, alors qu’ils étaient simplement déjà autre part, en avance, dans la marge, dans l’imaginaire, dans un monde plus vaste.
Déborder, devient pour moi un acte de peinture, une manière de regarder autrement,de ne pas tenir le trait, pour tenir debout.
Alors Oui : j’ai débordé, pour voir ce qu’il y avait au-delà de la ligne, et ce que j’y ai vu m’a laissé la main ouverte.
Gaël Davrinche